Soyons honnêtes, les tableaux de bord Smartsheet proposent une bibliothèque de graphiques assez limitée. On y retrouve les grands classiques : camemberts, barres, courbes et nuages de points, avec quelques variantes de chacun, donc la créativité devient vite une nécessité.
Il existe des astuces, comme ce graphique de type jauge construit par la communauté, mais comme vous pouvez probablement le constater, ce n'est pas franchement rapide à mettre en place.
Face à ces contraintes, je pense que la meilleure approche consiste à maîtriser ce qui est déjà disponible. Mon graphique préféré est celui à barres empilées. C'est le plus polyvalent de la boîte à outils, et il s'adapte à un éventail de cas d'usage surprenant. Voici mes quatre préférés :
C'est le graphique à barres empilées dans sa forme la plus traditionnelle : les valeurs positives s'empilent au-dessus de l'axe, les valeurs négatives en dessous. Il est idéal pour afficher, par exemple, les revenus et les coûts par mois. On peut l'associer à un graphique à barres simple montrant le solde mensuel, ou à une version cumulative qui suit le total courant tout au long de l'année.
Un autre usage classique : la décomposition d'un nombre d'éléments par catégorie.immédiatement compréhensible par n'importe quel interlocuteur. La variante horizontale fonctionne particulièrement bien lorsque les intitulés de catégories sont longs.
La plupart des gens utiliseraient le graphique en demi-anneau pour les indicateurs RAG, et il m'arrive de le faire aussi. Mais je trouve que la forme en arc peut fausser la perception. Le segment central paraît plus grand, et donc plus important qu'il ne l'est réellement. Un graphique à barres empilées maintient les trois statuts visuellement comparables et sur un pied d'égalité.
C'est aussi un gain de place appréciable sur un tableau de bord chargé.
C'est mon application personnelle préférée du graphique à barres empilées, et celle que je trouve la plus sous-utilisée.
Lorsqu'on gère un portefeuille de projets, il est facile de laisser passer des mises à jour. Les chefs de projet manquent leurs échéances, des champs restent vides ou des entrées contiennent des erreurs. La mise en forme conditionnelle sur votre portefeuille peut signaler ces problèmes, mais comment remonter rapidement cette information à la direction ou aux responsables ?
Le principe est simple (élégant, même, si vous me permettez l'expression), chaque ligne du graphique doit totaliser la même valeur : le nombre total d'éléments dans votre liste (des projets, dans ce cas). Vous divisez ensuite chaque ligne en trois segments :
(Ce sont les meilleures étiquettes que j'aie trouvées, n'hésitez pas à me suggérer une meilleure taxonomie.)
Cette visualisation se construit généralement via une feuille de métriques intermédiaire qui calcule ces trois comptages par chef de projet ou par période. Le résultat est un graphique qui rend les lacunes et les erreurs visibles en un coup d'œil, sans avoir à creuser.